les hormones et le poids chez la femme

Les Hormones et le Poids Chez Les Femmes

Nous, les femmes et les hormones avons une relation compliquée. Dès l’adolescence, celles-ci changent drastiquement notre apparence et éveillent en nous des désirs des plus sensuels. Plus tard, ce sont toujours ces hormones qui viennent déstabiliser notre organisme et c’est ainsi que la ménopause débute…Donc on est d’accord,  il existe une relation entre les hormones et le poids chez les femmes.

Mais, les hormones ne se limitent pas à notre sexualité.

À la base, une hormone est une substance chimique, une molécule sécrétée par le système endocrinien en réponse à une stimulation. Celle-ci est ensuite diffusée dans l’ensemble de l’organisme. Le rôle des hormones est de communiquer avec le reste du corps.

Leur avantage? Elles se diffusent lentement, régulant ainsi l’activité des organes, en modifiant leur comportement et leurs interactions.

Elles jouent également un rôle important sur notre poids. Les principales hormones qui peuvent faire fluctuer notre poids sont: l’insuline, les œstrogènes, le cortisol, la testostérone et la progestérone.

L’Insuline et ses Effets

L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Elle régule l’arrivée du sucre dans le sang (glucose sanguin) en se fixant sur les récepteurs cellulaires afin qu’il pénètre dans les cellules et leur apporte de l’énergie. C’est elle qui fait que votre glycémie soit stable.

Mais notre mode de vie de plus en plus sédentaire et l’arrivée d’aliments industriels, a entraîné une pandémie de personnes insulino-résistantes. C’est-à-dire, que chez certaines personnes, le sucre ne pénètre plus les cellules et s’accumule dans le sang.

Ce qui fait que le pancréas créé encore plus d’insuline. À la longue, le pancréas va arrêter de fabriquer de l’insuline et le diagnostique tombe, un diabète de type 2.

Le risque d’être insulino-résistant peut être notamment détecté:

◊ Par un excès de poids, surtout si les graisses se concentrent autour de l’abdomen.

◊ Par une hypertension artérielle.

◊ Et surtot par un indice de masse corporelle – IMC – dépassant les 25.

Si vous avez des proches diabétiques, iwl se peut que vous soyez plus susceptible de l’être.

Des études récentes semblent démontrer qu’un excès d’insuline soit responsable d’une prise de poids, donc prendre du poids augmente le taux d’insuline, ce qui en conséquence augmente encore plus votre poids! (1,2)

Si vous êtes à risque, il est urgent de réduire les sucres et les glucides de votre alimentation et d’augmenter votre activité physique.

Uterus Art

Photo credit: Hey Paul Studios via Foter.com / CC BY

L’Excès d’Œstrogènes

Ces hormones sexuelles sont produites par les ovaires – et en plus petites quantités par le foie, la glande surrénale et le tissu adipeux. Un excès d’œstrogènes augmente le risque de développer certaines maladies et également, d’être en surpoids. (3)

De nos jours, il y a de nombreuses substances chimiques qui ont des effets similaires aux œstrogènes et qui occasionnent une perturbation de nos récepteurs hormonaux. On les retrouve dans les pesticides, les conservateurs, le bisphénol et sur les produits recouvrant notre mobilier.

Donc concrètement, dans notre alimentation, notre environnement et nos produits de nettoyage, d’hygiène et de beauté. Partout, en somme.

Afin de réduire l’incidence de ces substances, il est important de privilégier des produits qui n’en contiennent pas. Il y a de nombreuses alternatives naturelles et ce marché est de plus en plus accessible.

Ne vous faites pas avoir par certaines formules prétendument biologiques des supermarchés et lisez bien les étiquettes. Achetez vos produits sur Internet, de nombreux e-commerces proposent des produits abordables.

D’autre part, plus vous avez de tissu adipeux (graisses corporelles), plus vous produisez des œstrogènes. Donc, encore une fois, c’est un cercle vicieux. D’où l’importance de se maintenir à un poids stable et sain.

Le Stress et le Cortisol

Cette hormone est produite par la glande corticosurrénale en réponse aux situation stressantes de longue durée – contrairement à l’adrénaline qui gère les situations rapides et intenses.

Le cortisol augmente le taux de glucose sanguin afin de nourrir l’organisme pour qu’il puisse répondre au danger. Si ce stress devient trop long ou chronique, le taux de cortisol occasionnera une prise de poids, surtout au niveau abdominal. (4)

L’excès de cette hormone entraîne également une perte de la masse musculaire.

Donc le stress n’est pas votre ami. Si vous êtes trop souvent sujette au stress, n’hésitez pas à vous mettre aux exercices de relaxation, à la méditation ou au yoga. Évaluer les causes de votre stress afin de régler vos problèmes est aussi à envisager.

Les Règles, la Ménopause et la Grossesse

Le syndrome prémenstruel est le doux nom de ces symptômes que certaines ont la chance de pouvoir expérimenter avant l’arrivée de nos règles. Si vous êtes à cran, fatiguée, avez mal aux seins et retenez beaucoup trop d’eau, bingo, en voilà la cause.

Ce syndrome est dû à un déséquilibre d’œstrogènes et de progestérone. Vous pouvez atténuer vos symptômes, en réduisant votre consommation de sel et en buvant des tisanes drainantes.

La ménopause est le résultat de l’arrêt d’activité de nos ovaires. Ils cessent la production de nos hormones sexuelles donc les œstrogènes, la testostérone et la progestérone. Dans ce genre de cas c’est très évident que les hormones et le poids chez les femmes sont très dépendants.

Cet arrêt occasionne des conséquences plus ou moins importantes, selon les personnes. En général, les bouffées de chaleur sont la norme mais il y aussi les changements d’humeur, une prise de poids, des insomnies et une perte de tonicité musculaire.

Les traitements hormonaux limitent les symptômes et peuvent vous aider à limiter la prise de poids et les bouffées de chaleur. Mais ces derniers ne sont pas sans risque car ils augmenteraient le risque de cancer du sein et des ovaires. (5,6,7)

Il existe des alternatives naturelles, la phytothérapie, l’homéopathie et l’acupuncture peuvent vous aider. Également, certains suppléments sembleraient atténuer les symptômes de la ménopause.

Parmi eux, il y a les isoflavones (soja, trèfle), les graines de lin et de sésame, les flavanones (houblon), la luzerne, etc… Il existe des formules associant plusieurs de ces plantes, elles sont disponibles en parapharmacies et sur Internet. Il faut tester plusieurs posologies pour savoir ce qui vous convient le mieux.

Conclusion:

Pour conclure, la grossesse est certainement la condition qui occasionne le plus de bouleversements hormonaux. Lors d’une grossesse, le taux de progestérone est multiplié par 1000!

Ne vous inquiétez pas, c’est ce qui empêche un accouchement prématuré, en empêchant la contraction involontaire des muscles. Cependant, cette élévation du taux de progestérone ralentit le transit intestinal et occasionne une dilatation des artères et des veines (d’où les baisses de tension et les vilaines varices).

Les hormones et le poids chez la femme pendant de la grossesse sont celles qui augmentent l’appétit, il en faut de l’énergie afin de créer un être vivant! (8)

Mais, ne vous faites pas avoir par le piège « qu’il faut manger pour deux » en doublant vos portions alimentaires. Mangez à votre faim. Votre corps est sage, il sait ce dont il a besoin, donc écoutez-le! Et surtout, continuez le sport, en l’adaptant à votre condition.

Vous savez comment les hormones influencent le poids chez la femme, maintenant vous allez voir comment manger pour perdre du ventre.

References I:

(1) Effects of Estrogen on Insulin Sensitivity and Adipokines in Mice. Tao Y, Juan LI, Wei-Gang Z, Yong FU, Shuai-Nan L, Quan L, Zhu-Fang S. Zhongguo Yi Xue Ke Xue Yuan Xue Bao. 2015.
(2)Hyperinsulinemia Drives Diet-Induced Obesity Independently of Brain Insulin Production. Arya Mehran, Nicole M Templeman, G. Stefano Brigidi, Gareth Lim, Kwan-Yi Chu, Xiaoke Hu. Cell metabolism. 2012.
(3) The use of estrogens and progestins and the risk of breast cancer in postmenopausal women. Colditz GA, Hankinson SE, Hunter DJ, Willett WC, Manson JE, Stampfer MJ, Hennekens C, Rosner B, Speizer FE. N Engl J Med. 1995.

References I:

(4) Stress-induced cortisol response and fat distribution in women. Moyer AE, Rodin J, Grilo CM, Cummings N, Larson LM, Rebuffé-Scrive M. Obes Res. 1994.
(5) Body weight, body fat distribution, and hormonal replacement therapy in early postmenopausal women. Gambacciani M, Ciaponi M, Cappagli B, Piaggesi L, De Simone L, Orlandi R, Genazzani AR. J Clin Endocrinol Metab. 1997.
(6) Ovarian cancer and hormone replacement therapy in the Million Women Study.Bull D, Green J, Reeves G. Lancet. 2007.

References I:

(7) Hormone replacement therapy and breast cancer: heterogeneous risks by race, weight, and breast density. Hou N, Hong S, Wang W, Olopade OI, Dignam JJ, Huo D. J Natl Cancer Inst. 2013.
(8) Associations of gestational weight gain with maternal body mass index, waist circumference, and blood pressure measured 16 y after pregnancy: the Avon Longitudinal Study of Parents and Children (ALSPAC). Fraser A, Tilling K, Macdonald-Wallis C, Hughes R, Sattar N, Nelson SM, Lawlor DA. Am J Clin Nutr. 2011.