Produits Chimiques qui font Grossir

5 Produits Chimiques qui font Grossir

De nos jours, il n’est pas rare d’entendre parler de graisses hydrogénées malsaines, de l’économie de l’huile de palme destructrice des forêts, d’additifs toxiques et cancérigènes, de pesticides dans les produits bio, de politiques corporatives diaboliques et j’en passe! Mais il existe des produits chimiques qui font grossir vraiment?

Regardons de plus près…

Plus sérieusement, ici, je vais me pencher sur les produits chimiques modernes que l’on retrouve dans notre quotidien, que ce soit dans notre alimentation ou nos produits d’hygiène et ménagers.

Nous sommes constamment exposés à ces produits chimiques et la science commence à prendre le sujet au sérieux. Non, il ne s’agit pas d’une énième conspiration. Certains de ces produits peuvent avoir des conséquences sur nos signaux hormonaux.

Et comme vous le savez, les hormones sont les messagères de nos corps et si elles ne fonctionnent pas correctement…cela devient vite dangereux. Très dangereux, même.

De surcroît, les hormones jouent un rôle majeur dans la régulation du poids. Donc, si votre système endocrinien est perturbé, la nocivité de ces substances peut difficilement être niée. Et vous, vous retrouvez avec un problème de santé qui au final n’est pas très bien compris par la médecine.

Donc que peut-on faire pour éviter de grossir et de s’intoxiquer?

La solution est simple. Il faut connaître et reconnaître les substances nocives. Le savoir est clé. Après cela, il s’agira juste d’éviter les produits qui en contiennent. Point.

Le Bisphénol A (BPA)

Le bisphénol A est un composé organique, néanmoins issu d’une réaction chimique, entre deux équivalents de phénol et un équivalent d’acétone. En soi, ça n’a pas l’air d’être dramatique. Donc, quel est le problème du bisphénol A?

Ce produit issu de la chimie moderne entre dans la fabrication des contenants de plastique que nous retrouvons dans nos produits industriels modernes. Son danger? Il s’agirait d’un perturbateur endocrinien qui dérégule nos signaux hormonaux.

Angel Nadal, un expert du BPA de l’Université Hernandez à Elche en Espagne, dit «Manger quelque chose qui contient du BPA, revient à dire à vos organes que vous mangez plus que ce que vous mangez réellement». (1,2)

En somme, le BPA s’est introduit dans votre produit alimentaire et une fois dans votre corps, rien ne va plus.

La dernière étude menée par Nadal a trouvé que cette substance chimique déclenche un dédoublement de la quantité d’insuline nécessaire pour décomposer les aliments. Ce qui augmente significativement le risque de diabète de type 2 et de prise de poids. (3)

Bien que cette étude soit réfutée par l’industrie chimique, il semble que les estimations standardisées de sécurité de cette dernière soient invalides.

Des quantités infimes de la substance pourraient avoir un effet bien plus puissant sur nos récepteurs endocriniens que des quantités plus importantes, dit Frederick Vom Saal, professeur de Sciences Biologiques à l’Université du Missouri aux États-Unis.

À l’échelle globale, des scientifiques ont remarqué un engraissement des nouveaux-nés, des souris de laboratoire et des animaux sauvages vivant à proximité d’êtres humains, ce qui coïncide avec la progression de l’utilisation massive du BPA.

Les Phtalates

Tout comme le bisphénol A, les phtalates ont une réputation peu glorieuse. Une étude récente fait d’ailleurs un parallèle sur les femmes exposées au BPA et à certains phtalates. Avec le temps, elles prennent un peu plus de poids que celles qui ne le sont pas. (2)

Les suspicions sur le rôle de perturbateur hormonal des phtalates et d’autres substances chimiques commence à se rapprocher d’une vérité factuelle. Tout comme leur influence sur la prise de poids et l’obésité.

Mais il est difficile de vraiment étudier les conséquences de ces produits sur nos organismes car ils sont rapidement évacués par nos corps. Cependant, cela ne veut pas dire que les phtalates sont sans conséquences. Imaginez que vous êtes exposé aux phtalates pendant 10 ans car votre sol est recouvert d’un revêtement en vinyle.

Bien que les études sur le sujet n’en sont qu’à leurs débuts, si elles existent, c’est qu’il y a une vraie inquiétude sur les conséquences néfastes que ces produits auraient sur nous.

Les phtalates sont présents dans nos cosmétiques, nos aliments, nos peintures, nos vêtements, nos jouets, etc… (4,5)

Les femmes enceintes ou allaitant et leurs nouveaux-nés semblent être plus à risque, il est donc primordial d’être prudent lors de l’achat de nouveaux produits. (6,7)

Produits Chimiques qui font Grossir : Les Parabènes

Les parabènes (ou parabens) est un terme englobant plusieurs conservateurs utilisés dans les produits d’hygiène et de beauté.

Une étude de 2004, met en évidence des concentrations élevées de parabènes dans les tumeurs mammaires humaines. (8)

Depuis, d’autres études ont rapporté la présence de parabènes dans l’urine et le tissu humain. Les parabènes imitent le comportement des œstrogènes dans nos organismes, ce qui évidemment, a des conséquences dramatiques. Qui plus est, une nouvelle étude nous annonce que les parabènes seraient cancérigènes! (9,10)

Dorénavant, de nombreuses marques proposent des produits sans parabènes et sans produits chimiques dont la toxicité est avérée. Mais, ceux qui en contiennent sont encore fort nombreux. Prudence et lisez les étiquettes!

L’Acide Perfluorooctanoïque

L’acide perfluorooctanoïque (APFO ou PFOA en anglais) est un acide synthétique – qui n’existe pas dans la nature – que l’on retrouve quasiment partout (même en Antarctique).

En Europe, en raison de sa toxicité, il a été classé comme «substance extrêmement préoccupante». Ça ne présage rien de bon…

Ce produit sert essentiellement aux applications industrielles. On le retrouve, par exemple, dans divers polymères, la mousse anti-incendie et le teflon.

Les résidus, quand à eux, sont retrouvés dans les déchets industriels, les moquettes, les poussières domestiques, l’eau, les aliments, les revêtements textiles et de sols, certains ustensiles de cuisine (contenant du PTFE) ou bien dans certains produits cosmétiques, etc… (11)

L’exposition à l’APFO augmente le risque…

◊ d’infertilité

◊ des maladies congénitales

◊ de cancer

◊ de maladies cardiovasculaires (12)

…et il modifie la concentration de lipides, il affecte le système immunitaire et le foie.

Bref, il est difficilement identifiable et il est impossible de l’éviter totalement. Néanmoins, vous pouvez remplacer vos produits chimiques de consommation courante qui en contiennent.

Pour conclure, de nombreuses études soupçonnent et commencent à établir le lien entre ces substances chimiques avec des risques accrus de cancer, d’infertilité, de maladies cardiovasculaires, de troubles cognitifs, etc…

Les produits chimiques font grossir? Oui, et ca ne pourrait pas être plus évident.

Éviter ces produits chimiques est la meilleure protection que vous puissiez mettre en place. Leur toxicité est évidente et nos vies seront nettement plus saines sans eux.

Donc, n’hésitez pas à partager vos nouvelles connaissances avec vos proches. Avec une argumentation en béton et des études à l’appui, ils ne pourront plus vous traiter de conspirationniste!

Que faire maintenant? Manger des aliments qui boostent l’énergie.

References I:

(1) Urinary concentrations of bisphenol A and phthalate metabolites and weight change: a prospective investigation in US women. Y Song, R Hauser, F B Hu, A A Franke, S Liu, Q Sun. International Journal of Obesity. 2014.
(2) Urinary Bisphenol A Levels and Measures of Obesity: Results from the National Health and Nutrition Examination Survey 2003–2008. Anoop Shankar, Srinivas Teppala, Charumathi Sabanayagam. ISRN Endocrinol. 2012.
(3) Rapid Insulinotropic Action of Low Doses of Bisphenol-A on Mouse and Human Islets of Langerhans: Role of Estrogen Receptor β. Sergi Soriano, Paloma Alonso-Magdalena, Marta García-Arévalo, Anna Novials, Sarheed J. Muhammed, Albert Salehi, Jan-Ake Gustafsson, Ivan Quesada, Angel Nadal. Plos One. 2012.

References II:

(4) Phthalate Concentrations and Dietary Exposure from Food Purchased in New York State. Arnold Schecter, Matthew Lorber, Ying Guo, Qian Wu, Se Hun Yun, Kurunthachalam Kannan,  Madeline Hommel, Nadia Imran, Linda S. Hynan, Dunlei Cheng, Justin A. Colacino, Linda S. Birnbaum.  Environ Health Perspect. 2013.
(5) Bisphenol A and phthalate metabolite urinary concentrations: Daily and across pregnancy variability. Mandy Fisher, Tye E Arbuckle, Ranjeeta Mallick, Alain LeBlanc, Russ Hauser, Mark Feeley, Diane Koniecki, Tim Ramsay, Gilles Provencher, René Bérubé, Mark Walker. Journal of Exposure Science and Environmental Epidemiology. 2015.
(6) Study of Phthalates in Pregnant Woman and Children. Swan, Shanna H., Calafat, Antonia, Kruse, Robin, Lasley, Bill L., Redmon, Bruce, Sparks, Amy, Wang, Christina. Endocrine Disruptors: Epidemiologic Approaches. 2001.
(7) Association between Several Persistent Organic Pollutants in Serum and Adipokine Levels in Breast Milk among Lactating Women of Korea. Sunmi Kim. Jeongim Park. Environmental Science and Technology. 2015.

References III:

(8) Concentrations of parabens in human breast tumours. Darbre, Aljarrah, A., Miller, W. R., Coldham, N. G., Sauer, M., Pope, G. S.Journal of Applied Toxicology. 2004.
(9) Parabens enable suspension growth of MCF-10A immortalized, non-transformed human breast epithelial cells. Khanna S, Darbre PD. J Appl Toxicol. 2013.
(10) Measurement of paraben concentrations in human breast tissue at serial locations across the breast from axilla to sternum. L. Barr, G. Metaxas, C. A. J. Harbach, L. A. Savoy, P. D. Darbre. Journal of Applied Toxicology. 2012.
(11) Sources, fate and transport of perfluorocarboxylates. Prevedouros K, Cousins IT, Buck RC, Korzeniowski SH. Environ Sci Technol. 2006.
(12) Perfluorooctanoic Acid and Cardiovascular Disease in US Adults. Anoop Shankar, Jie Xiao, Alan Ducatman. JAMA. 2012.